__À quoi bon alors, j'ai un don pour tout perdre, tout, n'importe où, égarer n'importe quoi. Comme des amitiés qui me laissent, quand d'autre resurgissent, celles qu'auparavant je méprisais mais que j'aimais au fond, en tout bien toute honneur. Vouloir à tout prix rester avec elles, avec eux, et ne pas se sentir à sa place ; vouloir changer d'air, de milieu, vouloir du piment dans sa vie, en rechercher dans les yeux de chaque personne qui m'entoure... et ne pas en trouver. À quoi bon désirer une chose, une personne, essayer en vain de l'atteindre et finir par la rejeter, par la pourrir même, par la haïr et par l'abandonner. À quoi bon alors, s'amuser, consommer, se consumer, oublier de profiter et finir par dégueuler sa ranc½ur à la fin d'une nuit un peu folle ; et finir par oublier, exit les souvenirs, autres bons moments et ce rare piment justement, un piment recherché, sûrement trop recherché. À quoi bon tenter de satisfaire certaines exigences, subir une pression permanente, et chuter avec comme récompense une petite chose insignifiante et sans grand intérêt. À quoi bon se sentir apprécié et entendre certains mots déplaisants à son sujet, envoyer tout valser, ne rien prendre au sérieux, et être ensuite considéré comme méchant et terriblement égocentrique. Finalement, à quoi bon prendre la vie du mauvais côté, de toute façon personne n'en sortira vivant
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